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Conjoncture du secteur Textile, Habillement, Cuir
Sur l’année 2006, les situations industrielles entre le textile et l’habillement se ressemblent. La production s’inscrit en repli et les exportations, à des niveaux différents, marquent quelques points, notamment vers l’Asie et la Russie.
Les importations de textile ont fait l’objet de forts mouvements en 2006 : après l’instauration en 2005 des quotas sur les importations chinoises en Europe et des limitations aux Etats-Unis ; les donneurs d’ordres ont redéployé leurs approvisionnements dans d’autres pays asiatiques (Bangladesh, Inde, Vietnam, Indonésie) et dans les pays du Maghreb et en Turquie. Cela a eu pour effet d’accélérer le renouvellement des collections par certains opérateurs qui avaient anticipé la tendance.
Pour autant, la Chine reste présente dans les exportations vers l’UE, notamment via Hong Kong qui a vu ses exportations vers cette zone exploser à + 232 % l’an passé. Et elle reste toujours le premier fournisseur mondial en produits textile.
Au niveau de la production, une inflexion était constatée au cours du deuxième semestre 2006, avec une baisse de l’activité rapportée par la Banque de France. Au niveau de l’activité, les carnets de commandes demeurent jugés « convenablement garnis », accompagnant la hausse des opinions positives des entreprises enregistrées pour la fin 2006 pour l’habillement, et dans une moindre mesure pour le textile. La crise connue par l’automobile touche fortement le secteur et le linge de maison inscrit un net recul.
Anticiper les évolutions de la consommation devient délicat : après l’été indien 2006 qui n’aura pas facilité la consommation des collections Automne-Hiver, l’Hiver 2006/07 doux aura prolongé cet effet. L’effet climat exprime largement cette tendance ceteris paribus. Pour autant, la vigueur des achats de vêtements amorcée en fin d’année semble se poursuivre, notamment pour l’enfant. L’Homme tire son épingle du jeu sur l’année 2006. L’embellie de la construction ne profite pas au linge de maison.
La distribution connaît un mouvement de fond, avec une baisse marquée de la vente à distance et une surperformance des magasins populaires, bien que les volumes diffèrent.
Sources :
www.ifm-paris.com
www.insee.fr
www.banque-france.fr
www.fashionmag.fr
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