|
L’élastoléfine, une dénomination européenne
L'étiquetage de produits textiles harmonise entre les pays de l’Union Européenne les dénominations des fibres textiles ainsi que d'autres mentions figurant sur les étiquettes ou d'autres documents qui accompagnent ces produits. Cela procure une garantie d’information adéquate aux consommateurs et favorise le développement du marché intérieur. La Directive 96/74/CE du 16 décembre 1996 établit les règles régissant l’étiquetage ou le marquage des produits sur leur teneur en fibres textiles. Elle vient d’évoluer avec l’ajout de l'élastoléfine dans sa liste de fibres textiles répertoriées avec la Directive 2007/3/CE du 2 février 2007. L’élastoléfine est une fibre composée d’au moins de 95 % de macromolécules partiellement réticulées, constituées d’éthylène et d’au moins d'une autre oléfine. Étiré à une fois et demie sa longueur originale, la fibre retrouve rapidement sa longueur initiale dès que la force de traction cesse d’être appliquée.
En complément, dans le cadre de la Directive 96/74/CE relative aux dénominations textiles, la Directive 96/73/CE du 16 décembre 1996 porte sur les contrôles pouvant être réalisés afin de vérifier la conformité des produits avec les indications portées sur l’étiquetage. Des méthodes d'analyse quantitative de mélanges binaires de fibres sont décrites dans ce dernier texte. Aussi, la Directive 2007/4/CE du 2 février 2007 accompagne la Directive 2007/3/CE en modifiant l’annexe II de la Directive 96/73/CE.
La laine fait évoluer son étiquetage
Le « Wool Products Labeling Act », label américain de 1939 qui encadre l’étiquetage de la laine, évolue. Il encadre la dénomination de la laine en imposant la mention de la fibre contenue, l’origine et l’identité du distributeur. Au fil des années, les distributeurs de laine ont « défini » puis imposé les caractéristiques selon l’épaisseur de fibre avec des appellations « commerciales », telles que Super 80, Super 100, Super 250, etc. Pour autant, la réglementation américaine ne prévoyait pas de norme sur les diamètres précis de ces fibres.
Un amendement a été apporté le 20 décembre 2006 avec l’ajout de deux sous-paragraphes au texte original de 1939 :
- Ajout d’une nouvelle définition à ces appellations en établissant un diamètre pour chacune d’elle.
- Ajout d’une nouvelle définition déterminant les conditions d’utilisation de l’appellation cachemire.
Dans chacun des cas, le diamètre moyen de la fibre d'un produit de laine peut être soumis à de telles normes ou déviations comme adopté selon le règlement par la Commission.
Dans le cas d'un produit de laine étiqueté ou identifié comme étant du cachemire, l’étiquetage n’est pas possible si :
- Le produit en laine n'est pas issu du sous-poil ventral d’une chèvre de race Capra hircus laniger.
- Le diamètre moyen de la fibre d'un tel produit de laine excède 19 microns.
- Un produit en laine contient plus de 3 % par le poids de fibres de cachemire avec des diamètres moyens qui excèdent 30 microns.
Cette précision est particulièrement intéressante alors que l’offre d’articles en cachemire a fortement percé ces derniers mois. |